Petit Pays, roman de Gaël Faye

06/12/2016

Coup de coeur

 

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Petit Pays, roman de Gaël Faye

 

"En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…".

C’est parce que l’on regarde ce Petit Pays à travers le regard candide de Gabriel, le petit héros de l’histoire, que l’on se retrouve si vite happé par la beauté et la tragédie de ce livre. Dès les premières pages on nage dans ce paradis de l’enfance, avec des descriptions simples mais quasi odorantes. Mais c’est aussi dès les premières pages que l’on pressent, et même craint, les événements à venir. Le récit se place entre deux parenthèses de Gabriel adulte, l’une pour introduire le récit et nous donner déjà quelques frissons d’anticipation et l’autre pour le clôturer, et ainsi achever de nous bouleverser. A la fois ode à son pays d’origine, le Burundi, et à la fois témoignage d’un des plus terrible chapitre de notre Histoire, il n’y a pas de place pour l’hyperbole ou le pathétique forcé. Nous sommes nous-mêmes redevenus enfants et comme Gabriel nous comprenons qu’au fil de notre lecture, nous perdons quelque chose. Que ce soit l’innocence ou l’enfance, cette maturation exige presque autant de nous, lecteurs, qu’à Gabriel. En somme un livre magnifique dans sa manière de nous transformer, mais aussi dur dans sa manière de nous faire redevenir adulte.

 


 



Les Autodafeurs, roman de Marine Carteron

12/11/2016

Coup de coeur

 

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Les Autodafeurs, roman de Marine Carteron

 

"Je m'appelle Auguste mars, j'ai 14 ans et je suis un dangereux délinquant. Enfin, ça, c'est ce qu'ont l'air de penser la police, le juge pour mineur et la quasi-totalité des habitants de la ville. Evidemment, je suis totalement innocent des charges de "violences aggravées, vol, effraction et incendie criminel" qui pèsent contre moi mais pour le prouver, il faudrait que je révèle au monde l'existence de la Confrérie et du complot mené par les Autodafeurs et j'ai juré sur ma vie de garder le secret. Du coup, soit je trahis ma parole et je dévoile un secret vieux de vingt-cinq siècles (pas cool), soit je me tais et je passe pour un dangereux délinquant (pas cool non plus). Mais bon, pour que vous compreniez mieux comment j'en suis arrivé là, il faut que je reprenne depuis le début, c'est-à-dire, là où tout a commencé".

Comme la quatrième de couverture l’indique, en ouvrant ce livre vous vous impliquez dans un conflit ancien opposant la Confrérie et les Autodafeurs. L’enjeu ? Tout simplement les livres du monde entier, que les Autodafeurs aimeraient censurer pour maitriser le monde. Vous accompagnerez donc Auguste, adolescent de 14 ans digne représentant de sa tranche d’âge et sa sœur, Césarine, 7 ans autiste Asperger. Ce duo de choc est sûrement la plus grande réussite de cette trilogie qui oscille sans arrêt entre humour et coup de génie. Une lecture aussi haletante que divertissante, à la fin on ne peut que se jeter sur le tome 2 et 3.

 


 



Etunwan, Celui-Qui-Regarde, bande-dessinée de Thierry Murat

19/10/2016

Coup de coeur

 

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Etunwan, Celui-Qui-Regarde, bande-dessinée de Thierry Murat

 

En juin 1867, Joseph Wallace, photographe, part pour le grand ouest. Il laisse sa famille, sa femme et ses enfants à Pittsburgh pour rejoindre à Saint-Louis l’expédition Walker et Jackson composée de scientifiques de la Côte Est des Etats-Unis.

En chemin, Ils rencontrent quelques cavaliers Peaux-Rouges, mais avant de savoir ce qu’ils veulent, un des conducteurs, un vétéran sudiste tire sur eux, un tir de trop ! Alors que le docteur Walker ordonne d’arrêter les tirs, il est déjà trop tard. L’ornithologue reçoit une flèche en plein front. L’ethnologue de l’expédition Greenstone qui connait les langues indiennes parlent avec le chef des Peaux-Rouges et la route continue.

Wallace et Greenstone avec qui il s’est lié d’amitié partent en repérage pour la caravane. Ils rencontrent un jeune indien qui les mène à sa tribu. Ils vont rester quelques jours avec eux, des Sioux Oglalas. Pour les indiens, ils sont des passants. Grâce au jeune, une certaine confiance s’installe entre eux ce qui permet à Wallace de prendre de nombreuses photos.

De retour à la caravane, Walker et Wallace se fâchent. Greenstone et Wallace ont été absents trop longtemps.

Après un mois passé, Wallace retourne à Pittsburgh avec pour seule envie de repartir dans le grand ouest à la rencontre d’autres indiens.

Son projet : rapporter le plus de clichés et construire une mémoire des « native Americans ». Il en a assez de photographier les notables de Pittsburgh.

Sans aide de l’Etat et sans son ami Greenstone qui a désormais des fonctions importantes à l’Université de Chicago, il reprend un voyage seul avec deux chevaux. Il intègrera une tribu et rencontrera une belle indienne à qui il promettra de revenir, mais le fera –t-il ?

Ce récit graphique de Thierry Murat, présenté comme un carnet de voyage, nous plonge dans les conflits américains entre indiens et blancs du 19 e siècle. Il nous montre toute la difficulté d’aller vers l’inconnu, de le comprendre et d’accepter de ne pas rentrer complètement dans le monde de l’autre.

Des teintes ocre, marron, de grands traits noirs nous décrivent les paysages telles des photographies. Les visages semblent à la fois immobiles et nous raconter plein de choses.

Un récit à lire absolument qui nourrit le regard que nous portons sur le monde d’aujourd’hui.

 


 



L'interprétation des peurs de DORN Wulf

28/07/2016

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L'interprétation des peurs de DORN Wulf

L'interprétation des peurs de DORN Wulf

 

Ellen, psychiatre, se mobilise pour le cas d'une femme maltraitée et terrorisée admise dans son service. Intriguée, elle compte bien s'occuper de ce dossier mais voilà que la patiente disparait sans avoir laisser ni nom, ni adresse.

Peu de temps après, Ellen se fait agresser par un homme qui évoque cette femme sans nom et il lui lance un ultimatum "Elle a 48h pour découvrir qui il est sinon l'inconnue meurt".

On est très vite captivé par le drame qui se noue. Même si on peut noter quelques incohérences on est tenue en haleine jusqu'au bout par ce thriller qui joue avec nos peurs

Thriller psychologique


 



Soudain, seuls d'Isabelle AUTISSIER

03/06/2016

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Soudain, seuls

Soudain, seuls, roman d'Isabelle AUTISSIER.

 

Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde.Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls.
Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats.
Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? 

Nous sommes complètement happer dans leur tourmente et nous attendons de savoir quel sera leur destin... Isabelle Autissier livre un roman de Robinson des temps modernes qui mérite le détour. C'est un roman psychologique fort qui vous tient de bout en bout.


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