Etunwan, Celui-Qui-Regarde, bande-dessinée de Thierry Murat

Ecrit par webmaster · 19/10/2016 14:34

Coup de coeur

 

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Etunwan, Celui-Qui-Regarde, bande-dessinée de Thierry Murat

 

En juin 1867, Joseph Wallace, photographe, part pour le grand ouest. Il laisse sa famille, sa femme et ses enfants à Pittsburgh pour rejoindre à Saint-Louis l’expédition Walker et Jackson composée de scientifiques de la Côte Est des Etats-Unis.

En chemin, Ils rencontrent quelques cavaliers Peaux-Rouges, mais avant de savoir ce qu’ils veulent, un des conducteurs, un vétéran sudiste tire sur eux, un tir de trop ! Alors que le docteur Walker ordonne d’arrêter les tirs, il est déjà trop tard. L’ornithologue reçoit une flèche en plein front. L’ethnologue de l’expédition Greenstone qui connait les langues indiennes parlent avec le chef des Peaux-Rouges et la route continue.

Wallace et Greenstone avec qui il s’est lié d’amitié partent en repérage pour la caravane. Ils rencontrent un jeune indien qui les mène à sa tribu. Ils vont rester quelques jours avec eux, des Sioux Oglalas. Pour les indiens, ils sont des passants. Grâce au jeune, une certaine confiance s’installe entre eux ce qui permet à Wallace de prendre de nombreuses photos.

De retour à la caravane, Walker et Wallace se fâchent. Greenstone et Wallace ont été absents trop longtemps.

Après un mois passé, Wallace retourne à Pittsburgh avec pour seule envie de repartir dans le grand ouest à la rencontre d’autres indiens.

Son projet : rapporter le plus de clichés et construire une mémoire des « native Americans ». Il en a assez de photographier les notables de Pittsburgh.

Sans aide de l’Etat et sans son ami Greenstone qui a désormais des fonctions importantes à l’Université de Chicago, il reprend un voyage seul avec deux chevaux. Il intègrera une tribu et rencontrera une belle indienne à qui il promettra de revenir, mais le fera –t-il ?

Ce récit graphique de Thierry Murat, présenté comme un carnet de voyage, nous plonge dans les conflits américains entre indiens et blancs du 19 e siècle. Il nous montre toute la difficulté d’aller vers l’inconnu, de le comprendre et d’accepter de ne pas rentrer complètement dans le monde de l’autre.

Des teintes ocre, marron, de grands traits noirs nous décrivent les paysages telles des photographies. Les visages semblent à la fois immobiles et nous raconter plein de choses.

Un récit à lire absolument qui nourrit le regard que nous portons sur le monde d’aujourd’hui.

 


 



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